Fondé en 1957 par Lucien Lebreton, grand-père des actuels propriétaires, le parc zoologique de Champrepus offre une fenêtre unique sur la faune et la flore du monde entier. S’inscrivant dans une démarche volontariste de conservation, un des objectifs du parc est de sensibiliser ses visiteurs aux menaces qui pèsent sur la biodiversité. Visité par plus de 120 000 personnes chaque année, ce lieu dédié aux espèces animales et végétales est un des sites les plus fréquentés du département.
La mission scientifique du parc zoologique : la conservation des espèces menacées
De nombreuses espèces animales sont en danger d’extinction, et certaines auraient totalement disparu à l’heure actuelle si les parcs zoologiques n’avaient pas joué leur rôle de conservatoire du patrimoine animalier.
Les plans d’élevage européens (EEP)
Pleinement conscients de la mission scientifique qui est la leur, les responsables du zoo de Champrepus participent depuis 1993 à des plans d’élevage européens (EEP), gérés par l’Association européenne des Parcs zoologiques et Aquariums (EAZA) et accueillent ainsi :
www.eaza.net
Sous la tutelle de l’UICN (Union internationale pour la Conservation de la Nature), instituts, universités et parcs zoologiques développent plus de 150 programmes d’élevage. Le but essentiel de ces programmes est de constituer, par espèce, un réservoir d’individus avec une variablité génétique qui pourrait permettre en vue d’une éventuelle réintroduction dans la nature, même si différentes questions remettent souvent en question cet ambitieux projet : destruction du milieu naturel, nombre trop réduit d’individus, difficultés pour certaines espèces de réintégrer le milieu naturel, problèmes de cohabitation avec les populations locales.
Campagne EAZA
Chaque année, l’EAZA organise une campagne spécifique, destinée à porter l’attention sur une espèce animale ou un milieu particulièrement menacé. En 2007, l’EAZA a souhaité sensibiliser sur les menaces qui pèsent sur de nombreuses espèces de l’île de Madagascar. Le zoo de Champrepus, accueillant des lémuriens et déjà impliqué dans des projets malgaches, a suivi de près cette campagne. Grâce à la générosité des visiteurs, l’association du zoo a pu reverser 500€ à l’EAZA afin de soutenir les actions de conservation de la biodiversité à Madagascar.
Membre du CEPA
Très motivé par les actions de conservation, le parc zoologique de Champrepus est également membre du CEPA, le Conservatoire des Espèces et des Populations animales. Cette association créée en 1987 à l’initiative de personnes issues des parcs zoologiques s’est donnée une double mission : soutenir des projets de conservation à long terme de populations animales et de leurs milieux naturels et participer à des programmes complémentaires d’élevage. En effet, de nombreuses espèces animales sont menacées, mais beaucoup d’entre elles sont négligées car méconnues. Si des espèces spectaculaires et de grande taille, comme les éléphants, les gorilles ou les pandas, font l’objet de programmes importants, dotés de gros budgets et médiatisés, beaucoup d’espèces à répartition géographique limitée, plus discrètes et moins connues, sont également gravement menacées : certains singes et faisans au Vietnam, cerfs et sangliers aux Philippines, oiseaux et reptiles dans les îles du Pacifique.
www.association-cepa.org
Des actions de conservation sur le terrain
Si le parc zoologique de Champrepus œuvre sur son site à la conservation des espèces animalières menacées, il favorise également la préservation des animaux dans leur milieu naturel, en soutenant des associations de sauvegarde.
Antongil Conservation
Ainsi, depuis 2002, le zoo adhère à l’association Antongil Conservation, une ONG malgache dont l’objectif est la conservation de la biodiversité dans le nord-est de Madagascar (péninsule de Masoala). Sous l’effet de la pression démographique, les cultures sur brûlis détruisent chaque année un peu plus de forêt, et un certain nombre d’animaux ne trouvent plus d’abri ni de nourriture. Le rôle d’Antongil Conservation est de sensibiliser les habitants des villages de la région d’Ambodyvoahangy qu’il est nécessaire de préserver la forêt. Pour cela, l’ONG a choisi l’action de terrain, en aidant concrètement les populations locales à gérer au mieux leurs ressources naturelles. Elle finance ainsi la construction de barrages pour l’irrigation des rizières et favorise les micro-projets destinés à améliorer les conditions de vie .Ces actions ayant porté leurs fruits au niveau du village-pilote d’ Ambodyvoahangy, le projet essaime actuellement dans les 15 villages du canton.
L’Association de sauvegarde des Girafes du Niger (ASGN)
C’est cette même démarche d’aide aux conditions de vie des locaux qu’a adoptée l’Association de sauvegarde des Girafes du Niger (ASGN), soutenue également par le parc zoologique de Champrepus. L’action est ici conjointe entre les villageois, les élus locaux, l’association des guides de la réserve, l’ASGN, Ecopass (une autre association internationale de défense de l’environnement) et la Direction de l’Environnement du Niger. L’objectif est de permettre une cohabitation durable entre la population locale (25 villages, ce qui représente 70 000 habitants au total) et les girafes, tout en préservant la brousse tigrée, milieu naturel également menacé par les coupes de bois. Il s’agit tout d’abord d’améliorer la vie en créant des puits, en accordant des micro-crédits (pour l’achat de moulins pour le grain, par exemple), en mettant en place des actions sur la santé et l’éducation. Deuxièmement, offrir de l’emploi : des gardes-forestiers sont formés à la surveillance des girafes. Le troisième axe du projet concerne la gestion des coupes de bois (organisation des prélèvements et plantations). S’appuyant sur des relais locaux, l’opération est un succès : depuis 3 ans, pas une girafe n’a été tuée.
Ces projets favorisent également les contacts professionnels entre parcs zoologiques. C’est ainsi que le zoo de Champrepus, plutôt que de développer ses propres projets en solitaire, a décidé de favoriser cet esprit de travail en réseau en soutenant Antongil Conservation et l’Association de sauvegarde des Girafes du Niger, structures initiées et pilotées par le parc zoologique de Doué-la-Fontaine (situé près d’Angers).
Création de Gaïa Conservation
Pour mener à bien tous ces projets de conservation in situ et ex situ, le parc de Champrepus a créé l’association "Gaïa Conservation" afin de participer financièrement à des projets de préservation des espèces animales menacées.
• conservation de la faune des forêts d’Analabe à Madagascar, avec l’aide de l’association professionnelle AFPZ (association française des parcs zoologiques)
• protection des girafes du Niger, de leur habitat et aide au développement économique régional (soutien à l’Association de Sauvegarde des Girafes du Niger, initiative du zoo de Doué-la-Fontaine)
• participation active à l’association Antongil Conservation (également financée par le parc de Doué-la-Fontaine)
• soutien au CEPA (Conservatoire des Espaces et des Populations animales)
• en 2007, le parc participe avec l’EAZA à une grande campagne européenne pour soutenir 20 projets de conservation sur l’île de Madagascar (lémuriens, tortues…)
Pour tout renseignement: Gaïa Conservation • Parc zoologique 50800 Champrepus • 02 33 61 30 74
Champrépus, un jardin exotique en Normandie
Le zoo de Champrepus associe étroitement le monde animal et le monde végétal : on y voit les animaux évoluer dans de véritables mises en scène paysagères, pour le plaisir des sens.
Si la qualité de l’environnement paysager du parc est le résultat d’une volonté d’améliorer l’aménagement des enclos dans lesquels vivent les animaux, c’est aussi le fruit d’une rencontre entre Yves Lebreton, directeur du zoo, et Michel Gerest, paysagiste à Trebeurden dans les Côtes d’Armor. Le premier, à la recherche d’un savoir-faire à même de donner davantage de vie à son site, a offert au second un cadre original pour exercer son talent. Le paysagiste, qui a beaucoup voyagé, connaît bien les plantes et leurs possibilités d’acclimatation possible à nos régions. Petit à petit, au fil des projets, un style se met en place, des univers se créent. Et aujourd’hui, c’est dans un autre univers que l’on pénètre en entrant dans le parc.
Le jardin des trois continents
La jeune forêt tropicale américaine avec ses arbres aux feuilles imposantes ; le bush australien avec ses graminées et ses eucalyptus ; la nature polynésienne, à travers ses palmiers, ses bananiers et ses bambous aux feuilles de toutes tailles.
Le jardin exotique
Grandes feuilles et fleurs surprenantes : la végétation luxuriante et colorée des catalpas, des bambous sacrés, des bananiers et des palmiers.
Le jardin des parfums
Fleurs extraordinaires et senteurs subtiles : plantes parfumées telles qu’azalées, rhododendrons, lilas et camélias.
Les jardins sauvages malgaches
Un parcours du nord au sud dans l’île de Madagascar : le désert avec les palmiers et les yuccas, la brousse épineuse et ses aralias, ses poncirus et ses berberis, sans oublier les paysages fleuris aux couleurs et aux odeurs étonnantes.
En 2004, toutes ces réalisations ont été récompensées par l’acceptation de la demande d’adhésion au club des parcs et jardins de Normandie.
www.jardinez.com Guide des Parcs et Jardins de France et Portail du Jardin et du Paysage
Une visite ludique et pédagogique
Dans un but à la fois pédagogique et ludique, comme l’est la mission du zoo de manière générale, le parc zoologique de Champrepus a développé ces dernières années une véritable politique d’animations en direction de ses visiteurs. Outre l’attrait qu’elles représentent pour le public, il s’agit surtout d’un outil de sensibilisation à la notion de conservation du patrimoine animalier.
Des animations
Telles qu’elles sont conçues, les animations proposées permettent au visiteur de voir et d’observer les animaux dans les meilleures conditions possibles. Mais c’est surtout pour le parc zoologique l’occasion de délivrer un message sur les espèces présentées et les raisons de leur conservation en captivité. L’animateur présent parle ainsi des principales caractéristiques morphologiques des animaux, ainsi que de celles qui sont spécifiques à leur espèce, de la façon dont ils vivent entre eux et de leur comportement. Sont abordés également les problèmes que peut poser la cohabitation entre les animaux et les hommes dans leur milieu naturel, qui est souvent une des causes de leur disparition. Au programme :
• le goûter des loutres
• le goûter des lémuriens
• le goûter des girafes et des rennes
Des panneaux pédagogiques bilingues
Complétant la politique d’animations, des supports d’information pédagogique ont pour vocation de sensibiliser le public aux problèmes liés à la conservation des espèces : une vingtaine de panneaux permettent aux enfants, en famille ou en sortie scolaire, d’acquérir de façon ludique des notions de biologie animale, grâce à un jeu de questions-réponses. Ces aménagements ont pour objectif d’inviter les visiteurs à consulter davantage les panneaux d’information mis à leur disposition. Depuis 2007, on peut apprendre l’anglais en s’amusant au parc de Champrepus : les panneaux pédagogiques sont bilingues !
Nouveauté 2007
La plaine africaine
Dans la plaine africaine nouvellement agrandie, Moumouni, Saleye et Lucky sont heureux d’accueillir les visiteurs au milieu des graminées et des acacias, plantes emblématiques de la savane. Ces trois girafes ont rejoint autruches, lions, zèbres, oryx d’Arabie et antilopes damalisques au sein d’un espace pédagogique organisé en biotope. Il importe effectivement de montrer que différentes espèces cohabitent et sont dépendantes les unes des autres, dans un même milieu.
De plus, la conservation ex situ (en parc zoologique, par opposition à la conservation in situ, dans le milieu naturel) des girafes est actuellement un enjeu d’importance. Les girafes d’Afrique de l’Ouest sont une espèce en voie de disparition et à ce titre, elle font partie d’un plan d’élevage européen (EEP). On n’en comptait plus qu’une cinquantaine au Niger en 1996, alors qu’elles étaient présentes par milliers dans toute l’Afrique de l’Ouest au début du 20ème siècle. Même si grâce à l’Association de sauvegarde des girafes du Niger (ASGN, pilotée par le parc zoologique de Doué la Fontaine et soutenue par celui de Champrepus), 135 individus ont été identifiés en 2005, le pari de leur survie n’est pas gagné pour autant. En cohabitation avec les bovins des habitants du Niger, elles sont à la merci d’une épizootie (fièvre aphteuse, par exemple), qui mettrait l’espèce en grand danger.
Informations pratiques
Le parc zoologique de Champrepus invite ses visiteurs à une journée de découverte, dans une ambiance conviviale qui permet d’apprendre tout en s’amusant.
Les horaires d’ouverture
Le guichet ferme deux heures avant la fermeture du parc.
Une restauration de qualité
Restauration à la place ou à emporter : de l’Assiette de pays au sandwich, différentes solutions à la portée de tous, dans une ambiance exotique et avec un excellent rapport qualité-prix.
Du 1er avril au 30 septembre, de 12h00 à 14h30.
| Se rendre au parc zoologique de Champrepus Le parc zoologique est situé sur la D924, sur l’axe Villedieu (8 km) - Granville (20 km) En venant de Caen par l’autoroute A 84, prendre la sortie Granville n° 37. En venant de Rennes par l’autoroute A 84, prendre la sortie Villedieu n° 37, puis direction Granville. Attention nouveaux accès :
Tarifs 2010 Nos amis les chiens ne sont pas admis au sein du parc.
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