L’espace africain

A la découverte des grands prédateurs, des coureurs et des petits mammifères d’Afrique…

Aujourd’hui, girafes, zèbres, autruches, antilopes damalisques et oryx algazelle cohabitent ensemble dans une optique de biotope au sein d’un espace végétal où graminées et acacias symbolisent la savane.

Les prédateurs de la savane

Le lion, seul félin à vivre en groupe

Autrefois, le lion était présent dans toute l’Afrique, en Asie mineure et aux Indes. Il reste 300 individus en Inde, dans la réserve du Gir. En Afrique, le lion est encore bien représenté mais certaines sous-espèces sont menacées. En parc zoologique, le lion s’adapte bien et se reproduit facilement. Un plan d’élevage (EEP) a été instauré pour contribuer à la sauvegarde du lion d’Asie.

Le guépard, un animal menacé d’extinction

Le guépard n’est présent aujourd’hui qu’en Afrique de l’Est et en Namibie. Autrefois, il habitait toutes les savanes sèches de l’Afrique et de l’Asie. C’est un grand prédateur qui peut s’attaquer à des antilopes mais les gazelles et les autres petits mammifères sont ses proies les plus courantes. Sa morphologie montre qu’il est adapté à courir très vite ; ce chasseur peut atteindre les 100 km/h sur une distance de 500 à 700 mètres. Le CCF (Cheetah Conservation Found) est un centre de recherche et de conservation du guépard en Namibie.

Le  guépard est une espèce très menacée dans la nature. Dans les zoos européens, cette espèce est inscrite à un programme d’élevage (EEP).

Fin 2016, la naissance exceptionnelle d’un bébé guépard a eu lieu au parc.

Depuis deux ans, l’équipe du parc  a suivi quotidiennement un protocole très rigoureux pour assurer la reproduction. Les soigneurs animaliers ont ainsi été récompensés de leur investissement constant.

Les coureurs de la savane

L’autruche, le plus grand et le plus gros oiseau

Les autruches vivent en groupe et sont polygames. Pendant la période de reproduction, les mâles paradent et une femelle choisit alors l’un d’entre eux. Le mâle creuse une petite dépression où la femelle pond ses œufs. L’œuf d’autruche est le plus gros œuf existant et peut peser de 800 à 1 500 g. Les autruchons éclosent au bout de 42 jours.

Le zèbre de Grant

Une famille se compose d’un étalon et d’une à quatre femelles ainsi que les jeunes de l’année et de l’année précédente. Le zèbre se déplace à la recherche de nourriture et entreprend ainsi de longues migrations. Les rayures du zèbre sont particulières à chaque individu, système qui leur permettrait de s’identifier les uns des autres. Lors de la migration annuelle, les zèbres de Plaine traversent beaucoup de réserves, ce qui en fait une espèce encore commune. Par contre, le zèbre de Grévy et de Montagne sont des espèces en voie de disparition.

La girafe d’Afrique centrale

Les girafes d’Afrique centrale et de l’ouest se distinguent des girafes d’Afrique de l’est et du sud par leurs jambes blanches. La girafe est le plus haut mammifère terrestre au monde. Elle marche l’amble, se déplaçant en levant les deux pattes du même côté. Elle consomme les tiges, les feuilles et les fleurs d’acacias, soit près de 30 kilos par jour. Sa longue langue bleue lui permet de cueillir les feuilles en évitant les épines.

Les actions de conservation des girafes d’Afrique de l’ouest

Autrefois présentes par milliers du Niger au Sénégal, elles ont été décimées par la chasse, le braconnage et l’extension des zones cultivées. En 1996, il ne restait plus que 50 girafes au Niger. Aujourd’hui, grâce aux actions de l’Association pour la Sauvegarde des Girafes du Niger, l’ASGN, la région abrite maintenant plus de 450 girafes.

Les Oryx algazelle, une espèce disparue de son milieu naturel

En 2016, 4 Oryx algazelle ont rejoint la plaine africaine. Espèce inscrite à un programme d’élevage européen (EEP), l’Oryx algazelle a malheureusement disparu de son milieu naturel depuis une trentaine d’années. La compétition avec le bétail pour la nourriture, la chasse et les bouleversements climatiques sont les causes de cette disparition.

Grâce à des individus nés en captivité, des réintroductions ont été réalisées dans des réserves au Maroc, Tunisie et Sénégal depuis le début des années 2000.

Espace des cercopithèques

Cercopithèque Diane

C’est une espèce typiquement arboricole vivant aux étages supérieurs de la forêt. Elle est classée comme vulnérable par l’UICN, à cause de la déforestation et le braconnage. L’espèce est appelé Diane a cause de la bande blanche de sa cuisse qui ressemblerait a l’arc de la déesse romaine de la chasse.

Cercopithèque de Brazza

Le Cercopithèque de Brazza est caractérisé par sa barbe blanche particulièrement nette tranchant sur un pelage noir et sa couronne orange. Même s’ils passent la plupart du temps sur les arbres, ils vivent généralement près d’un cours d’eau et ils sont également actifs sur le sol.

Les petits mammifères et les oiseaux

Les suricates

Espèce très sociale, les suricates vivent en groupe, et se partagent les tâches. En effet, un individu est chargé de faire la sentinelle pendant que les autres fouillent la terre en recherche de petites proies. Il se place en un point haut afin d’avoir la meilleure vue sur les environs et pousse un cri fort si un prédateur vient à apparaître pour signaler au groupe qu’il faut se mettre à l’abri.

La loutre

Très à l’aise dans l’eau, les loutres peuvent rester 1 minute en immersion.  Leurs queues puissantes et leurs pattes palmées font d’elles des très bonnes nageuses. Sa fourrure très épaisse la garde au chaud, et ses petites moustaches leurs aident à détecter les changements de courant et de pression dans l’eau.

Un peu plus loin, les porcs épics, avec leurs piquants qui impressionnent ses adversaires, se partagent l’espace avec les cigognes blanches, qui, étant au bord de l’extinction dans les années 70, se font plus en plus nombreuses en Normandie depuis une dizaine d’années.

Et n’oublions pas dans cet espace la volière africaine, où des Ibis chauve, (espèce classée en danger critique d’extinction par l’UICN) évoluent à côté des aigrettes et des touraco violet.