Carnet rose

Ils sont nés sur le parc il y a quelques mois et font la fierté de leurs géniteurs.

Ces bébés d’espèces protégées et menacées dans la nature font le bonheur des petits et des grands. Voici une belle démonstration de la capacité des zoos d’aujourd’hui à conjuguer leur mission de conservation des espèces et le plaisir de la découverte pour leurs visiteurs.

NAISSANCE EXCEPTIONNELLE D’UN GIRAFON !

NAISSANCE EXCEPTIONNELLE D’UN GIRAFON !

Naissance d’un Girafon du samedi 17 Août 2019

Déroulement de l’événement :

Samedi 17 août, une journée sous haute tension et riche en émotions pour
toute l’équipe du zoo !!

L’événement attendu depuis 12 ans arrive. Panambi, magnifique femelle girafe
du Kordoffan, âgée de 5 ans, arrivée au Parc il y a 18mois dans le cadre
d’un plan de sauvegarde de reproduction, s’apprête à mettre bas.

3 heures du matin : Panambi donne les premiers signes avant-coureurs.

5h 15 mn : elle perd les eaux.

6 heures : une première patte fait son apparition. La mise bas semble se
dérouler normalement.

Panambi, girafe primipare, de nature craintive, n’a aucune expérience.
Quelle sera sa réaction après la naissance face à ce nouveau-né ?
L’acceptera t’elle ou l’abandonnera-t-elle ?

10 heures : la deuxième patte n’est toujours pas en vue. Le Docteur Olivet
Courtois, spécialiste nationale des girafes et les vétérinaires de la
clinique de Gavray sont prêts à intervenir.

A ce stade, l’inquiétude prend le dessus. Si le girafon ne survit pas, il
faut au moins sauver la mère.

Sur les conseils du Docteur Olivet Courtois, il est envisagé d’endormir
Panambi , vers 18- 19h, car il faut absolument qu’ elle  soit à jeun depuis
au moins 24 heures ,afin d’ éviter au maximum le risque de déglutition et de
mort par étouffement (la girafe est un ruminant). L’anesthésie d’une girafe
est toujours un moment très délicat, surtout lorsqu’elle perd pied, car la
tête tombe de 4. 50m ! Et même si la réception sur un sol très amortissant a
été anticipée depuis longtemps !

Pendant ce temps, l’équipe continue, dans l’angoisse, la surveillance sur la
caméra vidéo installée à distance depuis plusieurs jours.

11h30 : enfin, la deuxième patte apparait.

L’équipe reprend espoir. Maintenant, c’est la tête qui est attendue :
est-elle bien engagée ? La crainte s’installe . Et puis , à 13h01,se pointe
le museau .

13h04 : le girafon, après une dernière contraction de la mère, est
finalement expulsé dans une gerbe d’eau. Il tombe de 2m sur le sol.

Ouf, la mère est sauvée!

Et là, c’est l’apothéose : le petit bouge une patte, puis la deuxième patte
s’agite, la tête se relève. Une demi-heure après, le girafon est sur ses 4
pattes, wouah !

Les étapes se sont succédées très, très lentement. Les visages de l’équipe
sont passés par toutes les couleurs de l’arc-en-ciel.

Dernier suspens : Panambi va-t-elle accepter son bébé ? Va-t-elle le laisser
téter ?

L’équipe s’oblige à ne pas intervenir pour ne pas détourner l’attention de
la mère envers son bébé.

Finalement, au fil des minutes interminables et après plusieurs tentatives
du girafon pour se faire accepter, Panambi, à l’abri de toutes agitations,
manifeste quelques signes protecteurs, puis se prend d’affection pour son
bébé. Panambi devient une maman !!! Le girafon tête… Victoire !!!

Patience encore pour déterminer le sexe et donner un prénom à ce 1er girafon
manchois, si attendu ! Mâle, femelle ? Les paris sont ouverts.

Quelle mémorable journée pour toute l’équipe, si bien récompensée de ses
efforts et de sa vigilance remarquable.

Lundi 19 août : le girafon est séparé de sa mère pour un examen vétérinaire,
Il est identifié par l’introduction d’une puce sous la peau. Ce petit mâle
est en pleine forme…. Il mesure déjà 1.80m et pèse 70 kg…

Il effectue sa première sortie dans le petit parc. Demain ou dans quelques
jours il fera sa grande sortie dans la plaine africaine .